elever des animaux et s'en nourir

Nom de l'initiateur·trice de l'atelier : marie christine favé
Noms des participant·es : marie christine favé
Description / éléments importants de l'échange : Bonjour


Suite à un erreur de « manipulation" informatique , le sujet s?est envolé
Pour ceux qui souhaitaient échanger, il est possible en me contactant
durant cette semaine.
Sur proposition des organisateurs, voici quelques éléments personnels de réflexions, nées de mon vécu d?éleveuse et de mes connaissances des animaux et du monde animal (vétérinaire accompagnant les éleveurs paysans dans les campagnes françaises).

Si vous souhaitez approfondir ce sujet à l'issue de ces journées, je vous invite à me contacter.
marie-christine.fave@wanadoo.fr
0611595416


Lorsqu?il s?agit des animaux et du monde animal, il est deux conceptions divergentes parmi les humains :

Les uns, lisent la Génèse comme une invitation à maitriser, dominer les animaux et l?ensemble de la Création
et justifient ainsi l?exploitation agricole, et les productions animales.
Un monde où la technique et la machine, se substituent au vivant animal et éleveur.
Un modèle qui se révèle aujourd?hui ses failles écologique, économiques, sanitaires, sociales, humaines, et humanitaires.

Les autres lisent la Génèse comme une invitation pour l?homme à se nourrir exclusivement de végétal,
D?où des mouvements végétaliens, antispécistes (lhomme devient un animal comme un autre), qui excluent l?animal domestique, d?élevage ou de compagnie, de notre quotidien. et prônent pour certains
  • Un ré-ensauvagement de notre environnement. Des ?réserves? sauvages, coupant l?humain de la présence animale voire de la création et des plantes, et autres créatures.

Et s?il était une autre voix, du milieu , un vie de paysan et quotidien en alliance avec les animaux et l?ensemble de la Création ? Cultiver la terre, élever des animaux et s?en nourrir.
Honorer l?animal et ce qu?il nous offre durant sa vie, sa puissance de traction, ses petits, son lait, son pâturage et entretien des campagnes, et aussi l?honorer lors de la mise à mort et à notre table,
Et s?il existait une autre voie ? Nous pouvons rencontrer le vivant pour ce qu?il est, entrer en relation et créer une alliance avec les animaux sauvages et domestiques qui nous entourent.
Des éleveurs, paysans le vivent dans les campagnes françaises, et dans bien des régions du monde. Les choix, pratiques de l?éleveur, paysan, se fondent alors sur le respect des lois du vivant, collaborer plutôt que maitriser et corriger. Il s?agit de rencontrer la création : le lieu, le sol, les plantes, les animaux, d?identifier leurs talents et ensuite dessiner un chemin de vie inspiré par ces talents. Créer un équilibre au sein du domaine entre les sols, plantes sauvages et cultivées, animaux sauvages et domestiques plutôt que de guetter et traiter des déséquilibres.
Dans les fermes paysannes, plantes, animaux et l?ensemble des Créatures et des milieux, répondent et positivement et concrètement à ces propositions de l?Humain. Les animaux sont plus fertiles, les veaux, agneaux et autres petits sont vigoureux, le lait en quantité est nourrissant, les animaux croissent et se développent en santé et offrent une viande riche, savoureuse et nourrissante.
  • Il s?agit alors non pas seulement de nourrir notre corps de glucides, lipides, protides et minéraux mais de nourrir notre être dans toutes ses dimensions. Ceux qui ont dégusté de la viande d?un animal élevé dans le respect de ses besoins physiologiques (une vache marche, broute et rumine) et éthologiques (en troupeau par exemple) et avec la considération de l? éleveur, a gouté les saveurs riches et au-delà combien, cette viande nous empli et de satiété qui ressentie alors.
Et si alors, il s?agissait de faire corps avec ces nourritures terrestres

  • Tout milieu de vie, entre une naissance et une mort, est un mouvement permanent. Des naissances d?animaux de plantes, des morts. Au sein d?une ferme morts et naissances modifient et régulent l?équilibre au fil des saisons. Pour l?éleveur paysan, le sacrifice d?un animal, se vit en écho avec l?équilibre, la sécurité et la durabilité du troupeau au sein de son milieu de vie.
La mise à mort de l?animal est alors, un temps sacré que l?éleveur partage avec son animal qu?il accompagne dans son dernier souffle dans une profonde présence. La gratitude pour ce temps de vie terrestre partagé et pour ce don ultime de sa chair. Chair qui nourrit sa famille ses proches et d?autres humains, qui les dégustent avec respect.

Notre nourriture terrestre, prends un autre sens et au delà de la gratitude envers l?animal, la plante que nous dégustons,
Il s?agit pour l?éleveur et possiblement des autres invités à la table d?honorer l?animal, la plante qui nous nourrit.

De ce compagnonage, l?éleveur se réalise et s?épanouit. Une vie de paysan, éleveur devient alors un chemin de foi. L?enseignement chrétien se déroule au sein du vivant et nous invite et nous accompagne pas à pas, dans notre travail de chrétien.
Quel plan d'actions pour la suite ? : un eclairage, chretine à partir de l' etude biblique et autres textes chrétiens