30 - Transmission d'un savoir-faire et d'un savoir-vivre aux jeunes

Nom de l'initiateur·trice de l'atelier : Mgr Georges Colomb
Noms des participant·es : Mgr Bruno Feillet
Mgr Georges Colomb
M. Benoît Choquet : Chef de culture pour un groupement d'exploitation en picardie pour des légumes que l'on transforme nous-mêmes.
Mme Anne richard : guide animatrice pour faire découvrir les merveilles de la création
Mme Odile Labas : agricultrice bio en creuse.
P. Raymond Monnoyeur : administrateur de Saint-Claude, Jura. Je suis intéressé par la transmission des savoirs.
M. Eric Chevalier : agriculteur, éleveur.
Mgr Laurent Dognin : évêque de Quimper. Il y a un pardon breton dédié aux agriculteurs.
M. Jean-Marie Collet, (diacre) et son épouse. retraité d'élevage laitière.

Laurent Douet : loire atlantique, production laitière. Sensibiliser les plus jeunes, c'est ce qu'il y a de plus facile. Il faudra remplacer 50% des agriculteur d'où la question de la transmission.
Description / éléments importants de l'échange : Le lien entre les jeunes et les agriculteurs se vit déjà dans les familles d'agriculteurs.
Il faut permettre aux agriculteurs de témoigner auprès des jeunes.
Il y a la question de la transmission des savoirs mais aussi des exploitations.

Le monde agricole est un monde où les croyants sont nombreux, proportionnellement.

Les citadins connaissent très mal l'agriculture avec des généralisations... On nous montre pas le beau côté de l'agriculture : nourrir la terre, faire fleurir, pousser les plantes, élever des animaux, c'est magnifique.
Pas facile de fonder une famille pcq il faut que les époux soient en accord sur bcp de valeurs.
Les témoins de la session "à Lourdes" ont dit leur souffrance de la méconnaissance de leurs métiers.

On a des chambres d'hôtes. ceux qui viennent sont curieux et les échanges sont intéressants.

On est pourvoyeur d'emploi. On a un savoir faire mais il faut le faire savoir.
La transmission se fait par les stages, dans les instituts de formation. On est en lien avec la chambre d'agriculture et les offices du tourisme. le moment du salon de l'agriculture est aussi un moment fort pour partager aux visiteurs qui n'y connaissent rien.
Pour les familles chrétiennes lozériennes, la foi était présente dans les familles.
Il y a bcp de célibataires chez agriculteurs. il y a un véritable engagement sur la durée. Avec de l'isolement. L'agriculture familiale est importante pour le tissus rural.

Transmettre à ceux qui sont dans le milieu agricole mais surtout à ceux qui n'y sont pas (93% de la population). comment le faire par le biais de la jeunesse ? Chambre d'hôtes, ...
Beau témoignage d'équilibre de vie.

De jeune à jeune, un bon vecteur de transmission.

On peut réapprendre aux nouvelles génération des gestes d'autonomie, de la débrouille.

La sensibilisation auprès des plus jeunes. Ils sont touchés par l'étendue des connaissances et des compétences. Ceci dit les conditions économiques sont compliquées. Il y a les contraintes du travail, environnementales, ... ça augmente les difficultés de création de vocations.

Il faut un capital pour se lancer dans l'agriculture. Les banques sont prudentes.

Un jeune appréhende moins toutes les compétences. Il peut obtenir du financement s'il appartient à un groupe, un GAEC, ...

Il faut aussi des diplômes.

On n'a pas besoin d'un hectare de terre pour apprendre à cultiver. Même dans un pot de terre.
Créer des partenariat entre des établissements scolaires et les agriculteurs. Ces derniers sont tjs heureux de les accueillir.

transmettre à un jeune est difficile. Quand on fait un choix de vie, il faut le réfléchir. Avoir un salarié nous a permis d'avoir une vie sociale et une vie d'Eglise.
Il faut aussi reconnaître que la foi se perd aussi dans le monde agricole. Comme diacre je fais les funérailles des parents des collègues.
Les classes vertes permettent de découvrir une exploitation. On est aussi dans le désir de transmettre un métier.
Il y a la joie du travail.

Les AMAP créent du lien entre un producteur, maraîcher, et les urbains. parfois on va sur le lieu de production lui-même. Cela permet aux enfants de se rendre compte de la joie de ce travail.


Résumé

La foi plus importante mais qui se perd aussi. Question similitude entre transmission de la foi et transmission de la vocation des métiers de l'agriculture ?

Un milieu qui a soif de transmettre mais qui ne sait pas très bien le faire en dehors de son monde professionnel.

Isolement, contraintes et célibat. Les valeurs communes

Ceux qui parlent le plus de l'agriculture ne sont pas ceux qui y travaillent.

Les regroupements d'exploitations, c'est une manière de s'en sortir.

La transmission entre jeunes !

Faciliter la visite des exploitations agricoles (AMAP, écoles, ...).